Résidence artistique

En instaurant des résidences artistiques, Joe Jack et John souhaite élargir la portée de son mandat en invitant un artiste vivant avec un handicap à prendre les postes clés de la création. L’accompagnement humain, logistique et artistique offert par la compagnie vise à permettre l’émergence d’une parole brute et d’une esthétique rarement explorée sur les scènes actuelles.

Nous entrevoyons ce programme comme une occasion de rassembler des alliances créatives : un·e artiste en situation de handicap sera l’idéateur·rice et porteur·se d’un projet, et sera jumelé·e à un·e artiste ayant une bonne connaissance du milieu, qui viendra offrir un rôle de soutien créatif dans le développement de l’idée de son·sa collègue.

Les œuvres ainsi créées seront de disciplines variées (poésie, arts visuels, etc.) pourront être diffusées dans divers contextes.

MICHAEL NIMBLEY

Michael Nimbley, qui a collaboré à quatre des productions de Joe Jack et John, est le premier artiste en résidence de la compagnie; il développe depuis 2018 son projet Les waitress sont tristes.

Les Waitress suit le parcours d’un homme nomade dans un univers labyrinthique et à contre-courant de l’ordre établi. Y gravitent des waitress, qui se demandent perpétuellement “Why are we sad? Why are we mad?” Fuites et musique semblent être les bouées de sauvetage de ces personnages répétant sans cesse les mêmes gestes.

Western contemporain, Les Waitress nous font visiter (et revisiter) une montagne, un bar, des histoires de chats en état d’ébriété, des souliers, des souvenirs, une voie ferrée, des bouteilles de bière lancées et de la danse en ligne, le tout sur un air de John Denver.

La production est prévue pour la saison 2021-2022.

Idéation, co-mise en scène et performance Michael Nimbley
Alliée créative Catherine Bourgeois

EDON DESCOLLINES

L’artiste Edon Descollines travaille avec Emma-Kate Guimond sur une courte forme  multidisciplinaire alliant performance, spoken-word, danse et vidéo.

Le magasin ferme. La porte est fermée. Les lumières aussi. Et elles le resteront. Depuis 1997, chaque fois qu’un magasin annonce sa fermeture, le cœur d’Edon se serre. Il achète alors compulsivement chez le·la commerçant·e en perte de vitesse, une façon d’exprimer son empathie et de garder un souvenir d’une réalité vouée à disparaître.

Derrière la fermeture des magasins se cache selon Edon un géant virtuel qui génère les faillites : Internet. Qui sont ces vendeurs qui prennent alors le relais sur le Web? Sont-ils aussi sympathiques que les commerçants déchus? Devenons-nous trop dépendants de la technologie ? Notre futur sera-t-il géré par des machines ?

À travers leur recherche, Edon et Emma-Kate explorent la nostalgie et l’enfance, cette époque où le magasin était le lieu des rencontres, des possibles, des échanges. Ils font une balade dans la mélancolie et la tristesse du quotidien, en portant un regard parfois inquiet, parfois curieux vers le futur. Devant l’impossibilité de contenir l’immensité de leur énergie créative, le duo travaille par accumulation et par contamination, en lançant des slogans à tue-tête : « On en a ras le bol ! On ne s’en fiche pas ! » 

Idéation, co-création et performance Edon Descollines
Co-création et performance Emma-Kate Guimond