Abîmés – quatre courtes pièces de Samuel Beckett

L’avant-gardiste Samuel Beckett, prix Nobel de littérature, a su créer des univers formels inédits, entre chorégraphies et installations, des « taches sur le silence », en écrivant de nombreuses courtes pièces qu’il nommait dramaticules. Les quatre pièces que Joe Jack et John présente, Pas, Souffle, Quoi où et Impromptu d’Ohio, puisent dans un théâtre absurde, avec des personnages sans réel caractère, qui s’isolent, se dédoublent, s’enferment et réapparaissent. Ces personnages abîmés offrent une nouvelle résonance à cette tragédie qu’est la naissance, au désespoir et à la volonté d’y survivre. Du souffle décalé des acteurs et actrices, et de cette façon de déjouer les codes du théâtre nait une chose rare, entre beauté, douleur et candeur.

Abîmés est la première incursion de la compagnie dans une œuvre de répertoire. Ayant connu un beau succès lors de sa diffusion à la salle Fred-Barry, le spectacle a également tourné dans le nord de la France.

Créé le 4 octobre 2016 au Théâtre Denise-Pelletier, salle Fred-Barry, Montréal.

Conception et mise en scène : Catherine Bourgeois
Texte : Samuel Beckett
Interprètes : Marc Béland, Guillermina Kerwin, Gabrielle Marion-Rivard et Michael Nimbley
Dramaturge et répétitrice: Pénélope Bourque
Conception vidéo : Jean-François Boisvenue
Conception des costumes : Julie Emery
Direction technique: Francis Vaillancourt-Martin
Régie d’éclairage: Cédric Descamps
Relations de presse: RuGicomm

Gabrielle Marion-Rivard pendant sa performance dans P
Un bouquet de lys jaunes pâles entouré de noir
Sur la table lumineuse servant aux projections, es carrés de lumière blanche contenus les uns dans les autres, saupoudrés de poivre
L'acteur Michael Nimbley dans un trait de lumière blanche regarde l'actrice Guillermina Kerwin,
Les acteurs Michael Nimbley et Marc Béland sont
Les quatre interprètes de la pièce avancent dans des projections de lignes lumineuses dessinées à la main
L'acteur Marc Béland regarde un haut-parleur d'un air sérieux, pendant que l'acteur Michael Nimbley baisse la tête au deuxième plan.
Le régisseur lumières Cédric Descamp

Photos : Frédérique Ménard-Aubin